Le 11 août, l'Administration provinciale de la sécurité médicale du Zhejiang a publié l'« Avis de l'Administration provinciale de la sécurité médicale du Zhejiang sur la publication du plan du premier ajustement dynamique de la réforme pilote d'approfondissement des prix des services médicaux (projet soumis à consultation) ».
Ce premier ajustement dynamique des prix des services médicaux de la province du Zhejiang porte sur 287 prix de services médicaux, dont 76 tarifs d'examens de laboratoire, et couvre de nombreux domaines : biochimie de routine, marqueurs tumoraux, dépistage des maladies infectieuses, tests d'auto-immunité, etc.



Dans l'ensemble, les baisses vont d'environ 9 % à 19 %, la plus forte — 19 % — portant sur la plombémie. Par ailleurs, pour le dosage urgent du calcium et celui des bicarbonates sériques, le résultat doit être rendu dans un délai d'une demi-heure.
Le test de sept auto-anticorps pour le cancer du poumon (p53, GAGE 7, PGP9.5, CAGE, MAGE A1, SOX2, GBU4-5) est réservé aux patients atteints de lésions pulmonaires occupant de l'espace, d'opacités pulmonaires ou d'hyperplasie pulmonaire atypique.
Le 3 mars, huit départements provinciaux — dont l'Administration provinciale de la sécurité médicale du Zhejiang, la Commission provinciale de la santé, la Commission provinciale du développement et de la réforme et le Département provincial des Finances — ont conjointement publié la circulaire portant « Plan de mise en œuvre du pilote d'approfondissement de la réforme des prix des services médicaux de la province du Zhejiang » (ci-après le « Plan »). Ce « Plan » est officiellement entré en vigueur le 2 avril.

Le « Plan » définit 7 axes prioritaires déclinés en 21 mesures clés ; pour les services de laboratoire, il s'agit principalement d'encourager la baisse des prix et de mettre en œuvre la « séparation des honoraires techniques et des coûts de consommables » :
Déterminer de manière raisonnable le volume global des ajustements : établir, au niveau provincial, un mécanisme unifié de gestion du volume global d'ajustement des prix, assorti d'un système d'indicateurs. Encourager les établissements médicaux publics à baisser d'eux-mêmes les prix excessivement élevés des examens et autres services, les économies ainsi réalisées pouvant être intégrées au volume global d'ajustement.
Expérimenter la « séparation des honoraires techniques et des coûts de consommables » : conformément au principe de dissociation entre le travail technique et les dépenses matérielles, extraire progressivement les consommables médicaux à usage unique de forte valeur des postes tarifaires et étudier l'établissement d'un catalogue des consommables pouvant être facturés séparément. Renforcer la synergie entre les prix des services médicaux et l'achat groupé par volume des consommables médicaux, élargir le périmètre de l'achat groupé par volume des consommables de forte valeur et faire baisser durablement les prix d'achat des consommables médicaux très utilisés en clinique, dont les prix sont artificiellement gonflés et qui cristallisent les tensions, en appliquant une vente « à marge nulle ».
Approfondir la réforme globale des hôpitaux publics : fixer raisonnablement les niveaux de rémunération dans les hôpitaux publics, réformer et parfaire les mécanismes d'évaluation et d'examen, garantir la transparence des rémunérations des personnels médicaux, interdire formellement tout objectif de recettes et proscrire tout lien entre la rémunération des personnels de santé et les revenus tirés des médicaments, des matériels sanitaires, des examens, des analyses ou autres activités.
Le travail du laboratoire clinique n'a rien d'une simple exécution mécanique : il exige l'application combinée de connaissances hautement spécialisées et d'un savoir-faire technique. Avant l'analyse d'un échantillon, le technicien de laboratoire doit procéder à un contrôle qualité strict et à un pré-traitement, afin que la qualité de l'échantillon réponde aux exigences. Au cours de la manipulation des instruments, il doit régler et mettre au point l'appareillage en fonction des caractéristiques de l'échantillon et des exigences du paramètre demandé.
En cas de panne de l'instrument ou de résultat anormal, il lui faut en outre mener le dépannage et interpréter les données, pour garantir l'exactitude et la fiabilité des résultats. Les trois examens de routine, dont la NFS, sont certes des examens de base, mais leur « valeur » n'est pas si mince que cela ! Sans de longues années de pratique, quel professionnel de laboratoire oserait prétendre maîtriser la relecture, la validation et le compte rendu des résultats anormaux ? Face aux facteurs d'interférence, aux cellules anormales ou aux micro-organismes pathogènes, seuls des praticiens de laboratoire d'un niveau confirmé peuvent opérer avec aisance. Et plus un examen est fondamental, plus son influence sur l'orientation du diagnostic et du traitement cliniques est susceptible d'être grande.
Négliger la valeur de ce travail technique serait profondément injuste. Si l'Administration nationale de la sécurité médicale a elle-même évoqué, dans ses communications, la nécessité de ménager un espace tarifaire en reconnaissance du travail des personnels de laboratoire, il est bien difficile, en pratique, de savoir dans quelle mesure les autorités chargées de fixer les barèmes en tiennent réellement compte.
À l'heure où les tarifs des examens de laboratoire sont ajustés, nous, professionnels du laboratoire, formons le vœu sincère qu'en allégeant la charge des patients et des fonds de l'assurance maladie, on n'oublie pas de respecter la valeur du travail des techniciens de laboratoire !
Source : Shuzhi Jianyan Yixue (compte média WeChat consacré à la médecine de laboratoire numérique et intelligente). Ce contenu n'est partagé qu'à titre informatif et n'engage pas la position de cette plateforme. Les droits d'auteur appartiennent à leurs auteurs respectifs. En cas de contrefaçon, merci de nous contacter pour suppression.
